Consommation conventionnelle et consommation réelle
Les consommations sont dites conventionnelles car calculées pour des conditions d’usage fixées (on considère que les occupants les utilisent suivant des conditions standard), et pour des conditions climatiques moyennes du lieu. Il peut donc apparaître des divergences importantes entre les factures d'énergie que vous payez et la consommation conventionnelle pour plusieurs raisons : suivant la rigueur de l’hiver ou le comportement réellement constaté des occupants, qui peuvent s’écarter fortement de celui choisi dans les conditions standard.
Conditions standards
Les conditions standards portent sur le mode de chauffage (températures de chauffe respectives de jour et de nuit, périodes de vacance du logement), le nombre d’occupants et leur consommation d’eau chaude, la rigueur du climat local (température de l’air et de l’eau potable à l’extérieur, durée et intensité de l’ensoleillement). Ces conditions standard servent d’hypothèses de base aux méthodes de calcul. Certains de ces paramètres font l’objet de conventions unifiées entre les méthodes de calcul.
De ce fait, l’acquéreur ou le locataire d’un bien ne peut se prévaloir à l’encontre du vendeur ou du propriétaire des informations contenues dans le DPE, elles ne sont qu’informatives (elles ne peuvent donc être argumentées pour exiger des travaux).
Des recommandations sont inscrites sur la dernière page du document DPE. Il est évidemment vivement conseillé de les mettre en application. On choisira en priorité les travaux apportant le plus d’amélioration en consommation énergétique. On se rappellera que chaque recommandation chiffrée ne prend en compte qu’un seul critère, la combinaison de plusieurs recommandations démultiplie d’autant le gain énergétique. On n’oubliera pas que la démarche d’isolation est souvent la moins onéreuse et la plus efficace !
Des aides financières diverses peuvent permettre d’effectuer les travaux nécessaires ou d’acheter des équipements et matériaux performants. Ces aides, accordées sous certaines conditions, prennent diverses formes :
• taux réduit de TVA à 5,5% ;
• crédit d’impôt ;
• aides des collectivités territoriales (régions, départements, communes) ;
• aides de l’ADEME (Agence de l’environnement e t de la maîtrise de l’énergie) ;
• subventions de l’agence nationale de l’habitat (ANAH)
• prêts spécifiques, bientôt le Prêt à Taux Zéro Ecologique ;
• aides complémentaires (fournisseurs d’énergie, etc..).
Un DPE réalisé dans le cadre de la construction (Neuf) ou la vente, en cours de validité, tient lieu de diagnostic pour la mise en location.